Chiffrer un meuble de cuisine à partir de ses cotes, chants compris
Une menuiserie chiffre souvent un meuble au jugé et apprend après ce qu’il a consommé. Chiffrer un meuble de cuisine pièce par pièce suit les mêmes règles.
Dans une menuiserie, un meuble bas de cuisine reçoit souvent un prix au mètre linéaire, ajusté au jugé. Cette façon de chiffrer un meuble de cuisine fonctionne tant que la commande est ordinaire. Un caisson plus profond, une étagère de plus ou du contreplaqué au lieu du MDF changent les panneaux, les chants et les heures, et le prix reste le même. L’écart n’apparaît qu’en fin de mois, quand le stock de panneaux s’épuise plus vite que prévu.
Compter les matières d’un meuble est facile et fastidieux, alors on les estime. Un meuble bas, ce sont deux côtés, un dessus, un dessous et ses étagères. Chaque chant visible reçoit un placage. Charnières et pieds forment un ensemble fixe. La main-d’œuvre est un temps de base pour le débit et le montage, plus un peu pour chaque étagère. Une fois ces règles écrites, n’importe quelle cote se chiffre en quelques secondes, et toujours de la même façon.
Prenons un meuble de 600 × 720 × 560 mm en MDF de 18 mm avec une étagère. Les deux côtés font 720 × 560 mm. Le dessus et le dessous se placent entre les côtés : la largeur moins deux épaisseurs, soit 564 × 560 mm. L’étagère est en retrait de 20 mm : 564 × 540 mm. Le chant couvre les deux côtés, le dessus, le dessous et le devant de l’étagère : 3,13 m. Chaque chiffre vient des cotes et de l’épaisseur du panneau choisi.
Le fil et les chutes guident le débit
Le choix du panneau change aussi le débit. Le MDF n’a pas de fil : ses pièces peuvent tourner pour mieux tenir sur le panneau. Le contreplaqué et le chêne massif ont un fil qui doit rester dans un sens : leurs pièces gardent leur direction. Un plan de débit qui le sait place librement les pièces en MDF et aligne les autres. Il laisse le trait de scie entre chaque pièce et commence par les chutes déjà en stock avant d’entamer un panneau entier.
Les chutes ne servent que si on les retrouve. Quand chaque panneau entier, chaque chute et chaque plateau de chêne est une pièce numérotée avec ses dimensions, le plan place une pièce sur la chute qui lui convient, et personne n’a à se souvenir de cette chute. Ce qui reste après la coupe revient en stock avec son propre numéro s’il est assez grand pour servir.
Chaque étape comptée, le massif au volume
Le travail suit les mêmes pièces. Débit, placage des chants, perçage et montage se font à l’atelier. La finition, à l’huile ou à la laque, est souvent confiée à un artisan payé à la pièce. Quand cette étape est terminée sur le téléphone, les pièces entrent dans la paie du mois de l’artisan, et personne n’a à reconstituer le mois à partir de notes papier.
Le bois massif ajoute une habitude : il s’achète et se compte au volume. Un plateau de table en chêne est un ensemble de plateaux collés : il se chiffre à partir de la longueur et de la largeur du plateau et de l’épaisseur des planches, prises dans un stock compté en mètres cubes.
sahmrev Workshop fonctionne ainsi pour la menuiserie bois et l’agencement. Il comprend tout sahmrev Commerce et y ajoute le travail d’atelier. La page Menuiserie bois et agencement montre le modèle de meuble avec ses pièces, et la démo en ligne permet d’essayer un atelier de bout en bout.