Chiffrer le verre sur mesure, des petits vitrages à la trempe sous-traitée
Chiffrer le verre sur mesure à la surface seule, c’est perdre de l’argent sur les petits vitrages, les chants façonnés et la trempe sous-traitée.
Découper un petit vitrage demande la même manutention qu’un grand, et la miroiterie vend pourtant les deux au mètre carré. Le façonnage des chants augmente avec le périmètre. Chaque perçage est une opération à part. La trempe se fait souvent ailleurs, à un prix que la miroiterie paie avant de pouvoir livrer. Quand on veut chiffrer le verre sur mesure à la surface seule, tout cela est soit retenu de tête, soit offert.
Les petits vitrages sont le cas le plus clair. Un vitrage de 300 × 400 mm mesure 0,12 m². Chiffré à la surface seule, il rapporte très peu, alors qu’il faut le mesurer, le découper, le manipuler et l’emballer comme un autre. La plupart des miroiteries répondent par un minimum. Sous une certaine surface, le vitrage est facturé comme s’il avait cette surface. Avec un minimum de 0,25 m², le même petit vitrage est facturé 0,25 m². La règle est écrite une fois, et plus personne ne la discute au comptoir.
Chiffrer le travail au-delà de la surface
Les chants viennent ensuite. Un chant façonné se paie au mètre de périmètre. Pour ce même vitrage de 300 × 400 mm, le périmètre est de 1,4 m, et le façonnage se chiffre sur 1,4 m, quelle que soit la surface. Les perçages se comptent un par un. Quand le devis part des dimensions et de ces options, un miroir aux chants façonnés avec deux perçages est chiffré juste du premier coup. Personne n’a à le corriger après l’accord du client.
La trempe demande deux habitudes. La première est sur le devis. Un verre trempé ne peut plus être recoupé à son retour, le devis doit donc le dire clairement, et les cotes doivent être vérifiées avant l’envoi de la commande. La seconde est dans les comptes. Pour une trempe sous-traitée à une autre entreprise, l’étape doit arriver sur le brouillon de facture du fournisseur sans être ressaisie. Sinon, il est facile de livrer un vitrage trempé et d’oublier d’enregistrer ce qu’il a coûté.
Les miroirs ronds suivent la même logique avec une autre forme. Le prix part du diamètre, le verre est découpé dans un carré, et le chant façonné est la circonférence. Un croquis avec le diamètre sur le devis lève le doute habituel entre diamètre et rayon.
Chaque plaque et chaque étape suivies
Côté stock, chaque plaque de verre clair ou de miroir est une pièce numérotée avec ses dimensions, et les chutes assez grandes pour être gardées reviennent en stock avec leur propre étiquette. Le travail se suit étape par étape : découpe, façonnage des chants et perçage se terminent sur un téléphone à l’atelier, et l’étape de trempe est marquée comme sous-traitée.
La miroiterie garde sa façon de travailler. Un bon miroitier applique déjà ces règles de tête. Une fois écrites, elles s’appliquent à chaque devis, qu’il ait été rédigé un jour calme ou non.
C’est ainsi que fonctionne sahmrev Workshop pour les miroiteries et vitreries. Il comprend tout sahmrev Commerce et y ajoute le travail d’atelier. La page Miroiterie et vitrerie montre le modèle de verre sur mesure, et la démo en ligne permet d’essayer un atelier de bout en bout.